Retour sur 2022 : quel bilan immobilier ?
Immobilier
Le bilan de l’immobilier en 2022
C’est le moment de faire le bilan sur les grandes tendances de l’immobilier en France en 2022. Ce fut une année particulièrement mouvementée, qui aura un impact significatif sur le marché dans les années à venir.
Rapide retour en 2021
À première vue, l’année 2021 a été marquée par des taux historiquement bas. De même, le nombre de transactions réalisées a connu une hausse très importante. Quoi qu’il en soit, cette nouvelle année va sans aucun doute devoir se confronter à de nouveaux défis. En effet, l’inflation et la guerre en Ukraine vont entraîner probablement une hausse des taux d’emprunt et une baisse du nombre de ventes. À présent, voyons quel est le bilan de 2022 que l’on peut définir comme une année « post covid ».
L’inflation et la guerre en Ukraine : quelles conséquences sur l’immobilier ?
En 2022, le contexte économique et sociopolitique en Europe a eu des conséquences directes sur le marché de l’immobilier français. C’est ainsi que, dès le 24 février 2022, début de la guerre en Ukraine, notre secteur a ressenti les premières perturbations. De toute évidence, ce conflit a eu un impact certain sur le marché de l’immobilier neuf. La raison ? La hausse des prix des matières premières, telles que l’acier, le bois et les matériaux PVC. Ceux-ci ont, par exemple, augmenté de 15 à 30 % en moins d’un an. C’est pourquoi le marché du neuf fait face à une forte hausse des prix. En outre, on observe que les délais de construction se sont sensiblement rallongés.
La hausse des taux d’emprunt
La guerre en Ukraine
En premier lieu et comme tous les secteurs, l’immobilier n’est pas épargné par l’inflation. Effectivement, cette hausse spectaculaire des prix est une répercussion directe de la guerre en Ukraine.
La crise sanitaire
Bien sûr, la crise sanitaire même passée, reste également en cause. En octobre 2022, le taux d’inflation en France se situait autour de 5,5 %. Et selon les prévisions de l’Insee, il devrait repartir à la hausse en cette fin d’année.
La hausse des prix
De même, la hausse des prix à la consommation a ainsi eu un impact sur les taux d’emprunt immobiliers. De ce fait, ces taux sont en hausse au 2ᵉ trimestre 2022. En conséquence, alors que les taux moyens étaient de 1 % pour un prêt sur 20 ans en janvier 2022, ils se situent aujourd’hui à 2,20 % (hors assurance). Ainsi, cette hausse des taux d’emprunt en 2022 entraîne des répercussions.
En effet, acheter un bien immobilier en France coûte donc plus cher aujourd’hui qu’il y a quelques mois. Même si les taux d’emprunt ont un peu augmenté, ils restent encore très compétitifs en comparaison avec les taux appliqués par de nombreux autres pays.
La hausse de la demande locative
Enfin, l’on observe une forte demande locative dans de nombreuses grandes villes attractives et dynamiques en Provence. Attention : les taux continueront probablement à croître en ce début d’année 2023. Aussi, nous vous conseillons de ne pas trop attendre pour démarrer votre projet immobilier.
Un apport quasi obligatoire
Tout d’abord, il faut préciser que les conditions bancaires sont devenues plus strictes pour les investisseurs. Et ce sont les expatriés qui en pâtissent le plus. Pour être clair, un apport de 30 % en moyenne sera exigé par les banques françaises lors de la demande de financement. En effet, c’est une condition souvent demandée pour les demandes de crédit émises par des non-résidents. De plus en plus d’établissements bancaires demandent même un apport de 20 % du prix du bien.
Bilan : une baisse des transactions en fin d’année 2022
En outre, le bilan du marché immobilier au 4ᵉ trimestre 2022 est aussi marqué par une baisse du nombre de transactions en France. Cela est particulièrement vrai dans l’immobilier neuf, pour les raisons évoquées plus haut. Toutefois, le nombre de transactions devrait tout de même atteindre 1,2 million.
Un DPE renforcé
Audit énergétique dans le DPE 2022
Pour commencer, il faut souligner que depuis 1er janvier 2022, l’audit énergétique doit être réalisé et annexé au DPE des logements classés F et G. Il contiendra des propositions de travaux adaptés au logement, ainsi que leur coût estimé. De plus, le montant des dépenses énergétiques (charges de chauffage et d’eau chaude) devra aussi figurer dans ce document et sur le descriptif du bien.
2023 : certains logements interdits à la location
Puis, dès janvier 2023, les logements classés dans la catégorie G seront interdits à la location. À l’horizon fin 2023, les logements extrêmement consommateurs d’énergies seront qualifiés de « logements indécents ». De ce fait, les propriétaires seront tenus de les rénover avant de les proposer à la location. Enfin, l’état prévoit une aide financière pour ceux qui seraient concernés par cette situation.
Un marché toujours dynamique
Malgré la crise, les transactions gardent le rythme, mais tendent à ralentir au dernier trimestre 2022. Si l’on devait comparer, l’année 2021 a été particulièrement exceptionnelle. En effet, 1,2 million de transactions ont été enregistrées dans l’immobilier ancien. Ce chiffre correspond à une hausse des ventes de 15 % par rapport à 2020. En résumé, les taux d’emprunt historiquement bas ont poussé de nombreux acquéreurs à investir.
Un investissement rentable et sécurisé
En bref, veillez à ne pas trop tarder avant d’investir. Les taux d’emprunt risquent de continuer à augmenter dès la prochaine mise à jour du taux d’usure, en janvier 2023. Il est également recommandé d’investir dans l’immobilier ancien. En effet, celui-ci apparaît comme bien plus rentable et sécurisé que l’immobilier neuf à l’heure actuelle. Pour conclure, même si le bilan est mitigé en 2022, la pierre reste plus que jamais une valeur refuge très rassurante en période d’instabilité économique.